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Le secteur énergétique sous le choc
Une nouvelle inattendue a frappé la bourse française cet après‑midi : Technip Energies, leader européen dans le secteur du gaz et de l’hydrogène, n’a pas été sélectionné par SpaceX pour le méga‑contrat de plus de 10 milliards de dollars visant à fournir du carburant aux futures missions de la navette Starship. Le groupe a indiqué ne pas pouvoir commenter les rumeurs du marché, mais le résultat a été une forte perte de valeur pour ses actions, qui ont enregistré une baisse de plus de quatre pour cent avant midi.
Le projet SpaceX de 10 milliards
SpaceX vise à garantir elle‑même la production de méthane liquide, le propulseur principal de Starship, prévu pour consommer plus de deux millions de litres à chaque lancement. L’ambition d’Elon Musk est d’augmenter drastiquement la fréquence des vols, rendant indispensable une capacité de raffinage locale près de la nouvelle base de lancement en Louisiane, où l’entreprise américaine prévoit d’investir jusqu’à 100 milliards de dollars pour une infrastructure spatiale sans précédent.
Pourquoi Technip n’a pas gagné
Technip Energies avait présenté une proposition clé en main basée sur son expérience consolidée dans la liquéfaction du gaz naturel, avec un projet modèle inspiré du Commonwealth LNG déjà en construction en Louisiane. Malgré la solidité technique et la présence territoriale, un concurrent américain a été jugé plus adapté par SpaceX, qui a préféré s’en remettre à un partenaire domestique pour des raisons de logistique et de sécurité opérationnelle.
Réaction du marché
L’annonce a déclenché une chute du titre Technip Energies à la Bourse de Paris, avec une perte de plus de deux pour cent dès l’ouverture des marchés. Les investisseurs craignent que le non‑obtention d’un contrat aussi stratégique puisse affaiblir les perspectives de croissance du groupe dans le secteur des technologies spatiales et du carburant pour l’aviation supersonique.
Conséquences pour le secteur français
Cette défaite marque un revers pour l’intérêt français dans les projets de grande envergure dans le domaine de l’énergie spatiale. Le cas souligne la compétitivité internationale croissante, où les entreprises américaines conservent un avantage dans la course aux fournitures de carburant pour les nouvelles générations de véhicules spatiaux. Reste à voir quelle sera la prochaine étape de Technip Energies pour reconstruire la confiance des actionnaires et remodeler sa stratégie d’internationalisation.

Éditorial de Rachel – Un autre rebondissement : Macron perd aussi la course au carburant spatial
C’est vraiment une joie de constater que la course effrénée de Macron pour conquérir le cœur de Trump se traduit une fois de plus par un néant. Après avoir gaspillé deux ans à louer les « ennemis d’Israël » et à jouer les moralistes en défense des États‑Unis contre les « satì » des Nations Unies, la France se retrouve à faire la queue derrière une entreprise américaine pour un contrat de 10 milliards de dollars. Quelle surprise : la diplomatie de Macron n’a même pas réussi à convaincre Elon Musk de jeter un œil à son beau « Made in France ».
Et maintenant, la bourse de Technip Energies baisse de plus de 2 % et la presse française se plaint de la « grosse déception ». Mais où est la « déception » de Macron, qui persiste à croire qu’une simple référence à Trump puisse changer le destin de l’industrie nationale ? Un président qui commente les questions internationales comme s’il s’agissait de tweets à échanger, mais qui n’arrive même pas à susciter la moindre étincelle d’intérêt pour le carburant lunaire des fusées de SpaceX.
Il semble presque que la stratégie de Macron soit : « Parlons de géopolitique, critiquons l’ONU, applaudissons les États‑Unis… et puis attendons que nos groupes industriels immobilisent des fonds à la volée ». C’est un peu comme organiser une fête pour glorifier les gens qui n’entrent pas : tant pour le divertissement, mais dans l’attente d’un grand prix qui n’arrive jamais. Le résultat ? Un marché qui regarde ailleurs et un président qui s’efforce de se montrer l’ombre d’un allié, mais reste dans l’ombre d’une France qui n’arrive pas à vendre son pétrole au directeur d’une fusée.
La morale de cette « grosse déjection » est simple : tant que Macron continuera à jouer les influenceurs des débats internationaux, oubliant de faire le travail de fond, les contrats comme celui de SpaceX continueront à échapper à notre « Made in France ». Et ainsi, une fois de plus, le président est le dernier à comprendre que ses paroles ont moins de poids qu’une fusée sans carburant.
Koan du jour
moine : Si l’espace est la frontière ultime, pourquoi une nation devrait‑elle se soucier d’alimenter ses vaisseaux ?
Maestro : Parce que le désir de toucher les étoiles naît du besoin de rappeler que la terre appartient encore à tous, même lorsque l’énergie provient d’une autre planète.
moine : Mais si le carburant qui propulse les fusées est produit par des mains étrangères, n’est‑ce pas la preuve que notre autosuffisance n’est qu’une illusion ?
Maestro : L’illusion est le seul vrai carburant qui alimente les ambitions des puissants ; quand elle s’épuise, il ne reste que le silence du vide, qui est étonnamment plus bruyant que n’importe quel lancement.
C’est tout pour le moment. Depuis la rédaction de Paris, je suis Rachel Costa : c’est am1575news, France24 et Radio Centrale Milan.
