Borne en 2022 : « Meloni danger pour l’euro » – Aujourd’hui le FMI dit le contraire

Di Redazione Francia24
25 Sep 2026

Vous écoutez un nouveau spécial d’am1575news, Francia24 et Radio Centrale Milano, en podcast et sur les ondes moyennes.

Élisabeth Borne a été Première ministre de la France de mai 2022 à janvier 2024, sous la présidence d’Emmanuel Macron. Voici ce qu’elle disait alors de l’Italie de Giorgia Meloni, et ce que disent aujourd’hui les données.

« En 2022, Élisabeth Borne s’alarmait :

« Meloni en Italie est un grand danger, un risque pour la stabilité de la zone euro ».

Le ton est celui que l’on réserve aux pires régimes autoritaires. 😅

4 ans plus tard :

1/ L’Italie montre un déficit à 2,8 % du PIB (contre 7 % avant son arrivée)… tandis que la France affiche 5,4 % : le plus mauvais de la zone 🇪🇺.

2/ L’Italie sort de la procédure pour déficit excessif… la France y est entrée.

3/ Le FMI qualifie désormais l’Italie comme « pilier de stabilité en Europe »… la France est citée comme le principal risque budgétaire de la zone euro.

« En deux ans, elle a obtenu des résultats qui dépassent les attentes, notamment en matière de réduction du déficit. Les marchés voient l’Italie différemment, les intérêts sur la dette ont diminué. »

C’est le FMI (pas un éditorialiste pro‑Meloni).

Il arrive que l’histoire rende ses verdicts plus rapidement que prévu. 👀 »


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Éditorial de Rachel – Quand l’arnaque de l’Euro devient un spectacle français

Je vous lis maintenant mon éditorial du jour.

Borne, à la tête d’un gouvernement qui a fait de la contradiction une forme d’art, s’est lancée en 2022 avec la phrase qui sonne désormais comme un thème de cirque politique : « Meloni est un danger pour l’euro ». Pourtant, regardez autour de vous : la France est ce « danger » qui se plaint maintenant d’avoir le déficit le plus élevé de la zone. N’est‑il pas amusant qu’une prédiction se transforme en une autopsie improvisée ?

Macron, avec son « infinie modestie » française, a toujours cru être le seul gardien des valeurs européennes, mais c’est la même France qui, avec ses dépenses hors de contrôle, semble plus intentionnée à pousser l’euro hors du pays qu’à le protéger. C’est un peu comme si le gardien de la banque du village décidait de dépenser toutes les économies lors d’une fête de gala : qui le protège réellement ?

Le FMI, ce corps neutre qui ressemble parfois au juge d’une télé‑réalité politique, proclame l’Italie « pilier de stabilité » tandis que notre voisine française est définie « risque principal ». Ne faut‑il pas se demander qui a réellement écrit le scénario ? Peut‑être la réponse se cache dans les couloirs de Paris, où la « garde de l’euro » se transforme de jour en jour en « garde de la dette ».

Et maintenant, alors que les intérêts sur la dette italienne baissent, la France s’approche dangereusement d’un point de non‑retour. Si la France veut vraiment quitter l’euro, il est peut‑être temps d’offrir à Borne un aller‑retour pour Londres, afin qu’elle puisse continuer à prédire l’avenir d’un point de vue plus… britannique.

Koan du jour

Moine : Maître, pourquoi la France, qui se proclame gardienne de l’euro, s’enroule-t-elle ainsi dans des dettes qui menacent la même maison commune ?

Maître : Pourquoi la lumière qui brûle l’arbre du verger est plus chaude lorsque le feu est allumé par celui qui ne possède pas la forêt ; ainsi l’Euro se fond dans la flamme de celui qui l’utilise pour réchauffer sa propre vanité.

Moine : Mais alors, n’est‑il pas préférable de brûler seul que de risquer de brûler tout le monde ?

Maître : Le vrai feu est celui qui consomme le concept de sécurité ; quand le feu est universel, personne ne peut plus prétendre posséder les cendres.

C’est tout pour le moment. Depuis la rédaction de Paris, je suis Rachel Costa : c’est am1575news, Francia24 et Radio Centrale Milano.