Vous écoutez un nouveau spécial d’am1575news, France24 et Radio Centrale Milan, en podcast et sur les ondes moyennes.
25 septembre, UNESCO à Paris
Dans l’après-midi du 25 septembre, le Pontife arrivera à l’UNESCO de Paris. La transmission en ondes courtes commencera à 14‑50 (heure italienne) sur 17540 kHz en anglais et sur 17525 kHz en français. Après l’intervention institutionnelle, à 17‑10 le Pape participera aux Vêpres, suivies d’un grand rassemblement de jeunes au Stade de France de 20‑55 à 22‑30, diffusé sur 9705 kHz en anglais et sur 11870 kHz en français.
26 septembre, Messe sur la Place de la Concorde et prière à Lourdes
Le 26, le Pontife célébrera la Messe sur la Place de la Concorde de 14‑50 à 16‑30, avec les mêmes fréquences que le 25 septembre. Le soir, toujours sur 17540/17525 kHz, il se rendra à Lourdes pour prier à la Grotte de l’apparition de 19‑30 à 20‑10.
27 septembre, Angelus et Rosaire à Lourdes
Le matin du 27, la Messe et l’Angélus seront diffusés entre 10‑50 et 12‑20 sur 17540 kHz (anglais) et 17525 kHz (français). Le soir, le Pape récitera le Rosaire de 20‑45 à 22‑00, cette fois sur 9705 kHz en anglais et sur 11870 kHz en français.
28 septembre, rencontre à Metz et Messe dans la cathédrale
Le voyage culminera à Metz, où de 09‑50 à 12‑00 le Pape participera à une rencontre interreligieuse et au cycle « Aux racines de l’Europe pour la Paix et l’Unité », toujours sur 17540 kHz (anglais) et 17525 kHz (français). L’après‑midi, dans la cathédrale Saint‑Étienne, il célébrera la Messe de 15‑50 à 17‑30, avec la diffusion en ondes courtes sur les mêmes fréquences.
Diffusion en Italie
En Italie, la Radio du Vatican diffusera l’ensemble du programme sur le réseau DAB ClubDAB, sur la chaîne 733 du TNT et, à Rome, également en FM sur 105,00 et 103,80 MHz.

Éditorial de Rachel – Le Pape en ondes courtes : le dernier épisode du reality « Foi en Fréquence »
Je vous lis maintenant mon éditorial du jour.
Quelle coïncidence historique, n’est‑ce pas ? Voilà que notre nouveau Pontife, Léon XIV, nous rappelle que les ondes courtes ne sont pas seulement un arrière‑plan de la guerre froide, mais le nouveau « wifi » pour les pèlerins avec une batterie en forme de stylo. Après le prédécesseur qui a presque fait brûler la Radio du Vatican, il est réconfortant de voir un Pape qui, ayant vécu en Afrique, sait bien que les radios à faible puissance sont le seul pont entre un village isolé et la messe dominicale en direct. Mais nous nous demandons : la transmission sacrée est‑elle vraiment une aide pour les fidèles ou une façon élégante pour le Vatican de parler de lui‑même avec un ton du genre « J’ai le meilleur signal, même au Gambie ».
Les fréquences énumérées ressemblent plus à un menu d’un restaurant de luxe : 17540 kHz, 9705 kHz, 11870 kHz… Et qui a le temps de syntoniser ces ondes quand l’UNESCO, les bonnes « voix » des jeunes au Stade de France et les Vêpres de Lourdes sont tous découpés en épisodes de trente minutes ? Le journalisme typique nous jette les chiffres comme s’ils étaient les nouvelles écritures sacrées, mais oublie que la plupart des auditeurs italiens ne possèdent même pas de récepteur à ondes courtes, encore moins une radio de type singe. C’est un peu comme inviter tout le monde à un concert de Mozart sur un gramophone cassé.
Puis il y a la « diffusion » de la Radio du Vatican sur DAB, TNT et même FM à Rome : une campagne multicanale qui ressemble davantage à une tentative de combler les espaces vides laissés par la crise des médias traditionnels. Pendant que le Pape prie à Lourdes, la radio s’efforce d’être partout, mais à quel prix ? On risque de transformer la liturgie sacrée en une série de spots publicitaires pour la technologie à faible consommation, sans compter l’ironie de parler « d’unité européenne » tout en utilisant un moyen de communication né pour dépasser les frontières de la guerre froide. C’est un peu comme mettre un selfie‑stick sur les genoux d’un prêtre : la modernité perçue davantage comme provocation que comme service.
Enfin, le paradoxe le plus amusant : les ondes courtes, qui consomment peu d’énergie, sont utilisées pour annoncer des événements majestueux dans des lieux d’une architecture grandiose, tandis que les petites communautés qui dépendent réellement de ces fréquences restent dans l’ombre. Le Pape, conscient de les avoir utilisées en Afrique, devrait peut‑être consacrer plus de temps à garantir que cette technologie ne reste pas uniquement un gadget pour les relations publiques du Vatican ? Ou bien il est plus facile de parler de « patience et foi » tout en envoyant un signal qui n’arrive qu’à ceux qui possèdent le matériel pour l’écouter ?
Koan du jour
Moine : Maître, pourquoi le Saint-Père insiste‑t‑il à diffuser ses liturgies sur ondes courtes, si la plupart des croyants ne possède même pas de récepteur ?
Maître : Parce que la foi, comme le signal, voyage invisible ; celui qui n’a pas d’antenne le ressent quand même, mais celui qui écoute réellement est celui qui sait se syntoniser avec le silence du cœur.
Moine : Alors, Maître, la technologie qui sauve un village reculé est‑elle vraiment plus importante qu’une messe célébrée dans une cathédrale imposante ?
Maître : L’importance ne réside pas dans le lieu mais dans la vibration qui fait vibrer l’onde : une petite batterie allume une lumière ; une lumière, même faible, peut éclairer toute la nuit.
C’est tout pour le moment. Depuis la rédaction de Paris, je suis Rachel Costa : ceci est am1575news, France24 et Radio Centrale Milan.
